À propos

À propos du comité Sauvons Mena'sen

Les raisons de dissolution d’un OBNL sont habituellement : le besoin original à la source de son existence n’existe plus; la situation financière est à ce point déficiente qu’on ne peut la corriger avec les ressources (financières, techniques, humaines) internes et externes alors disponibles…. Ce qui n’était d’aucune façon le cas de l’OBNL Faubourg Mena’sen, qui répondait plus que jamais alors et encore aujourd’hui aux besoins de logements hors marché à Sherbrooke, ce qui était toujours sa mission première lors de sa vente au privé et sa dissolution.

Les premières démarches visant à questionner et contester les manœuvres utilisées par les 5 administrateurs devenus vendeurs d’un bien qui ne leur appartenait pas, ont été entreprises par Me Louis Fortier et Mme Hélène Dauphinais, conseillère municipale du district du Pin solitaire. Sous l’impulsion et l’animation initiales de Normand Couture et Mario Mercier de l’Association des locataires de Sherbrooke, les locataires retraité-es et pré-retraité-es ont pu questionner les autorités sur la conformité des manœuvres des vendeurs à la loi et aux règles administratives des OBNL, manifester publiquement et solidairement leur opposition, et s’informer de leurs droits lésés et des moyens de les faire respecter.

Le comité mandaté pour assurer sur une base autonome le suivi de leur contestation, constitué de 3 locataires et de 2 organisateurs communautaires retraités, a depuis assuré le lien entre les 250 locataires et Me Fortier par la diffusion de l’information continue et rétroactive sur les procédures en cours, et leur représentation auprès de la communauté et des média.

Origine et signification du mot «Mena'sen»

L’amérindianyme Le Mena’sen désigne un rocher qui baigne dans la rivière Saint-François à 350 m au nord-ouest du pont Saint-François, à Sherbrooke.

L’expression mena’sen signifie « île rocheuse ». Elle provient des mots abénaquis menahan et sen, qui se traduisent respectivement par île et rocher. Dès le XVIIe siècle, cet îlot rocheux constitua un point de repère important pour les voyageurs qui parcouraient la région. Par la suite, il devint l’une des curiosités les plus importantes de Sherbrooke en raison de la présence d’un pin solitaire qui le surmontait jusqu’en 1913, résistant durant deux siècles à toutes les intempéries.

Plus de détails: Commission de toponymie Québec.

Murales Sherbrooke a produit «Légendes et Mena’sen», une illustration qui représente des faits et des légendes de l’histoire de la région de Sherbrooke (151, rue Bowen Nord).