Marraines et parrains 2026-04-07

Marraines et parrains

Des parrains et marraines qui nous appuient

Le comité Sauvons Mena’sen bénéficie de l’appui d’un important groupe de personnalités publiques et d’organisations des secteurs de l’habitation sociale, de la santé, du développement communautaire et des personnes retraitées et aînées. Soulignons l’apport inaltérable de l’avocat Me Louis Fortier et de ses alliés à la cause.

Ces personnalités et organisations invitent la population, et en particulier les syndicats, coopératives, communautés religieuses et organisations de défense des droits et promotion de services aux personnes aînées, à apporter leur contribution à la campagne à la hauteur de leurs moyens et en respect de leur mission.

Voir la composition du comité de parrainage

Des parrains et marraines ont voulu exprimer leur appui en quelques mots

Marie Beaulieu, Ph.D.

Professeure retraitée en travail social, Université de Sherbrooke,
Titulaire et fondatrice de la Chaire de recherche sur la maltraitance des aînés (2010-2022),
une des 50 leaders reconnus par l’ONU dans le cadre de la
Décennie pour un vieillissement en bonne santé (2021-2030).

Comme gérontologue sociale, j’ai consacré la majeure partie de ma carrière universitaire, et je poursuis par mon activité actuelle d’experte-conseil, à lutter contre la maltraitance et promouvoir la bientraitance envers les personnes aînées.

Les droits des personnes aînées sont trop souvent peu reconnus, bafoués, mal défendus. En contexte social de précarité du logement et de pénurie de chez soi abordable pour les aînés, toute modification aux structures actuelles d’habitation collective pose des questions sur la protection du patrimoine locatif pour les personnes les plus âgées du Québec. La qualité du milieu de vie, du domicile, est un des plus importants déterminants sociaux de la santé. Ce faisant, toute altération, tout stress en ce sens peut affecter la qualité de vie des personnes concernées. Et que dire de la défense des droits des aînés, ici des locataires de Mena’sen, dans un contexte de vente d’un complexe de logement abordable à des intérêts privés, le tout exempt de leur expression d’un choix libre et éclairé ?

Je m’engage comme marraine du comité Sauvons Mena’sen afin de promouvoir les droits des personnes aînées, de concourir à leur bientraitance et de contribuer à leur mieux-être en toute quiétude dans le milieu locatif dont ils ont fait leur chez-soi.

Yvonne Bergeron, CND

Professeure à la retraite et ex-coordonnatrice de la Pastorale sociale du diocèse de Sherbrooke

J’ai accepté de participer à cette démarche juridique pour exprimer ma profonde indignation devant la situation inacceptable vécue par les 250 locataires aînés du Faubourg Mena’sen. Je dénonce cette injustice flagrante qui les prive de leurs droits d’accès à un logement de qualité, à un « coût hors marché », et qui les empêche de pouvoir bénéficier, selon leurs revenus, des « subventions publiques d’aide au logement ». Autant de préjudices qu’il faut corriger au plus tôt. Je me joins donc à celles et ceux qui exigent le respect de la lettre et l’esprit de la loi qui régit les organismes à but non lucratif et j’appuie l’action dérivée entreprise à cet effet par le comité Sauvons Mena’sen.

C’est particulièrement pour supporter le processus de cette action dérivée que j’invite la population, et spécialement les communautés religieuses, à contribuer à la campagne de financement. Nos gestes de solidarité soutiennent aussi l’objectif que cette cause soit reconnue et fasse jurisprudence afin d’éviter d’autres abus semblables. Également notre participation affirme clairement l’importance capitale de la vie associative et de la gouvernance des organismes à but non lucratif.

Finalement et profondément c’est au nom du respect des personnes âgées elles-mêmes que j’endosse cette démarche. Reconnaître et prendre en compte cet essentiel de leur profonde dignité que l’âge n’altère pas. Si leurs conditions de vulnérabilité s’installent, cela ne justifie ni la malveillance, ni l’indifférence. Au contraire. Avec tant d’autres humains laissés pour compte, les aînés devraient occuper la première place dans nos sociétés. À partir d’eux et avec eux (ce qu’ils vivent, leurs souffrances, leurs espoirs, leurs projets, leur sagesse , leur tendresse…), cherchons ensemble à rendre notre monde plus humain : « Il y a on ne sait quelle aurore dans une vieillesse épanouie », disait Victor Hugo.

Le 9 septembre 2024

Hélène Dauphinais

Ex-conseillère municipale du district Pin solitaire (2013-2017 et 2021-2025), Ville de Sherbrooke

Je ne comprends toujours pas comment cinq administrateurs d’un OBNL de logement, qui n’ont investi aucun fonds dans ce projet, ont pu vendre le Faubourg Mena’sen à des intérêts privés et empocher l’argent. Comment ont-ils pu déposséder ainsi le patrimoine de logement social de Sherbrooke? Enlever à ces aînés leur tranquillité d’esprit et leur qualité de vie exceptionnelle? Il faut aller au fond de cette affaire. Il faut obtenir des réponses et aussi réparation. Aidez-nous en souscrivant à cette campagne de sociofinancement. Merci.

Le 6 septembre 2024

Réjean Hébert

Médecin, ministre de la Santé et des Services Sociaux (2012-2014),
fondateur du Centre de recherche sur le vieillissement, Université de Sherbrooke,
professeur-chercheur en gériatrie, doyen de la Faculté de médecine
de l’’Université de Sherbrooke de 2004 à 2010

Je suis souvent allé au Faubourg Mena’sen pour des visites médicales à domicile, pour des activités à la salle communautaire, pour rencontrer les résidents et résidentes lors de campagnes électorales ou comme député. J’y ai trouvé un milieu de vie paisible et une communauté de personnes actives et engagées. J’étais aussi impressionné par la gouvernance de cet organisme basée sur le partage et l’économie sociale. Quelle ne fut pas ma stupéfaction lorsque je pris connaissance des manœuvres probablement illégales et sans doute illégitimes de prise de contrôle par des intérêts privés. Il est crucial de poursuivre la lutte juridique pour que les locataires retrouvent leurs droits et leur quiétude. Il en va de l’avenir non seulement de cet organisme mais de tous ceux qui œuvrent pour assurer aux personnes des logements abordables et de qualité, à l’abri des injustices du marché. Voilà une lutte critique pour réduire les inégalités sociales et préserver des acquis collectifs importants.

Gérald Larose

Président de la CSN de 1983 à 1999, professeur en Travail social à l’UQAM de 1999 à  2021,
président de la Caisse d’économie solidaire de 2006 à 2019.

Je trouve intolérable que dans nos sociétés dites avancées courent encore dans les rues des beaux quartiers ce type  de «prédateurs en cravate», «C’est du vol en bande organisée». Vol de gens bien ordinaires qui pour trouver des solutions potables d’habitation se solidarisent  et mettent en commun des ressources qu’ils pérennisent pour que même les générations qui suivent puissent en profiter.

L’État devra aussi assumer ses responsabilités et légiférer pour fermer à double tour ces jeux illégaux de passe-passe qu’affectionnent des têtes croches cupides comme celles qu’on a vues à Mena’sen. Mon ami Christian Yaccarini, PDG de la Société de développement Angus et un des grands développeurs du logement abordable à Montréal, est bien en mesure de témoigner qu’une partie de la solution à la crise du logement, c’est d’en sortir des portions importantes du marché. Et pas le contraire, comme ce qui s’est passé à Mena’sen.

Serge Paquin

Conseiller municipal de la Ville de Sherbrooke de 1990 à 2017,
dont les 8 dernières années comme président du comité exécutif et du conseil municipal

J’ai été scandalisé par le fait que 172 logements abordables de qualité détenus par un organisme à but non lucratif de Sherbrooke se soient retrouvés entre les mains  d’une entreprise à but lucratif. Particulièrement dans le contexte d’un manque cruel de logements abordables à Sherbrooke comme ailleurs.

Comment des administrateurs censés défendre l’intérêt légitime de ses membres et de l’organisme, peuvent-ils en arriver à liquider un parc de 172 logements ayant bénéficié sous différentes formes de fonds publics ? Et ce, selon l’information alléguée par les requérants, au bénéfice personnel de ses administrateurs.

C’EST DU JAMAIS VU QU’IL NE FAUT PLUS JAMAIS REVOIR !

Et, tout ce qui peut être tenté pour corriger cette situation mérite d’être encouragé.

Mylène Rioux

Directrice de la Corporation de développement communautaire de Sherbrooke

En tant que citoyenne, j’ai été profondément touchée par l’injustice subie par les habitants du Faubourg Mena’sen. Précariser des locataires aînés dans un contexte de pénurie de logements abordables constitue une situation qui doit être dénoncée. Cependant, c’est en tant que professionnelle du milieu communautaire que cette situation m’interpelle particulièrement, notamment en raison des préoccupations liées à la gestion administrative de l’organisation, qui, elle, soulève de vives inquiétudes.

Une gouvernance saine est indispensable au bon fonctionnement des organismes à but non lucratif (OBNL). Elle assure la transparence, l’efficacité et l’intégrité des décisions prises. Malheureusement, il arrive que cette gouvernance s’éloigne des personnes directement concernées, et que les décisions soient prises à huis clos, parfois même au détriment de l’organisation elle-même. Les dérives administratives constatées au Faubourg Mena’sen illustrent l’importance de sensibiliser les citoyens et citoyennes sur le mode de gouvernance des OBNL et de renforcer l’implication active des membres au sein des conseils d’administration. Cette histoire est également un contre-exemple qui, s’il n’est pas traité correctement, pourrait inspirer de mauvaises pratiques ailleurs, ce qui rend nécessaire une réflexion collective sur la Loi sur les compagnies.

C’est pourquoi j’invite la communauté, et plus particulièrement les acteurs du secteur communautaire, à soutenir la campagne de financement en cours. Cela permettra non seulement de faire valoir cette cause en justice, mais aussi de mieux protéger nos organisations à l’avenir.

Guillaume Rousseau

Avocat, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, chroniqueur média

Comme avocat et professeur de droit, je suis très préoccupé par l’accès à la justice. C’est pourquoi dans ma vie j’ai donné beaucoup de temps à des cliniques juridiques, comme Juripop et celle de l’Université de Sherbrooke. Ça me brise le cœur à chaque fois que je vois des gens renoncer à leurs droits parce qu’ils n’ont pas les moyens de les défendre. Dans ce contexte, c’est sans hésiter que j’ai accepté d’appuyer la cause des locataires de Mena’sen et le travail de leur avocat, mon confrère et ami, Louis Fortier.

François Saillant

Auteur (dont le dernier livre, Dans la rue, Écosociété, 2024) 
coordonnateur et porte-parole (1979-2016) du Front d’action populaire
en réaménagement urbain (FRAPRU)

On le sait il manque cruellement de logements sociaux au Québec et à Sherbrooke en particulier. Dans un tel contexte, on ne peut se permettre de perdre une seule unité de logement sans but lucratif et encore moins 172, comme dans le cas de Mena’sen. Et, si les autorités laissent échapper des logements, comme il l’ont fait avec Mena’sen, il faut tout mettre en oeuvre pour qu’ils sortent des mains du privé et reviennent à la communauté.

La lutte de Sauvons Mena’sen en est une pour réparer les injustices subies par des locataires aîné.e.s, mais c’est aussi une lutte pour retrouver des logements échappant à la logique du profit et susceptibles de répondre aux besoins actuels et futurs de logement à Sherbrooke.

J’invite toute la population à donner généreusement à cette campagne de financement.

Christian Yaccarini

Président et chef de la direction de la société de développement Angus

La Société de développement Angus est la première organisation reconnue comme «développeur qualifié» par la Société d’habitation du Québec, avec mandat de construire 1000 logements abordables dans les 3 prochaines années.

Composition du comité de parrainage

  • Marie Beaulieu Ph.D., professeure retraitée en travail social, Université de Sherbrooke, Titulaire et fondatrice de la Chaire de recherche sur la maltraitance des aînés (2010-2022), une des 50 leaders reconnus par l’ONU dans le cadre de la Décennie pour un vieillissement en bonne santé (2021-2030).
  • Yvonne Bergeron,  CND, professeure à la retraite et ex-coordonnatrice de la Pastorale sociale du diocèse de Sherbrooke.
  • Guillaume Brien, directeur général, Fédération des coopératives d’habitation de l’Estrie.
  • Jacques Côté, président de la Confédération québécoise des coopératives d’habitation, et DG de la Coop d’habitation des Cantons de l’Est (1991-2019)
  • Françoise Cousineau, impliquée à divers titres dans le logement social de 1983 à 2013.
  • Normand Couture, coordonnateur, Association des locataires de Sherbrooke (ALS).
  • Hélène Dauphinais, conseillère municipale du district Pin solitaire.
  • Françoise David, principale leader de la marche du Pain et des roses de 1995, députée du comté de Gouin et co-porte-parole de Québec solidaire de 2006 à 2017,  marraine de la loi contre l’éviction des personnes aînées de plus de 70 ans.
  • Dr Mélissa Généreux, spécialiste en santé publique, professeure titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, communicatrice régulière dans les médias.
  • Isabelle Guérard, directrice, Association québécoise de défense des droits des retraités de Sherbrooke (AQDR).
  • Dr Réjean Hébert, ministre de Santé et services sociaux (2012-2014), fondateur du Centre de recherche sur le vieillissement, Université de Sherbrooke, professeur-chercheur en gériatrie, doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke de  2004 à 2010.
  • Gérald Larose, président de la CSN de 1983 à 1999, professeur en Travail social à l’UQAM de 1999 à  2021, président de la Caisse d’économie solidaire de 2006 à 2019.
  • Serge Paquin, conseiller municipal de la ville de Sherbrooke de 1990 à 2017, dont les 8 dernières années comme président du comité exécutif et du conseil municipal.
  • Mylène Rioux, directrice de la Corporation de développement communautaire de Sherbrooke.
  • Guillaume Rousseau, avocat, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, chroniqueur média. 
  • François Saillant, auteur (dont le dernier livre, Dans la rue, Écosociété, 2024), coordonnateur et porte-parole (1979-2016) du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).
  •  Christian Yaccarini, président et chef de la direction de la Société de développement Angus, Montréal. Première organisation reconnue comme «développeur qualifié» par la Société d’habitation du Québec, avec mandat de construire 1 000 logements abordables dans les 3 prochaines années.